Long week-end à Mendoza (deuxième partie)

Mendoza, Argentine le 21/02/2012

 

           Vers 15h30, nous nous arrêtons enfin pour manger dans un restaurant perché au milieu de nulle part. Nourriture divine mais un peu chère. A table, nous discutons avec un couple d’un certain âge, venant de Buenos Aires et une Equatorienne qui travaille dans la capitale Argentine depuis quelques années. Ensuite, nous redescendons tranquillement les paliers montagneux vers Mendoza en cherchant les guanacos (animal sauvage apparenté au lama, mais qui contrairement à ce dernier, n’a pas été domestiqué, et qui vit dans l’altitude de plusieurs pays d’Amérique Latine comme le Pérou, le Chili ou l’Argentine) et en passant par Potrerillos et son lac turquoise féerique planté aux pieds des sommets enneigés. Finalement, nous pouvons observer des structures de roche éveillant notre imagination : La momia embarazada (la momie enceinte) ou encore el perro acostado (le chien couché).

            Le soir, nous sommes tous fatigués mais certains restent encore veiller tard. Nous discutons tranquillement en philosophie douce dans notre chambre avec Mathilde avant de tomber de sommeil. Le lendemain, nous voulions arpenter les bodegas à bicyclette mais malheureusement, ça ne rentrait pas dans notre budget. Nous nous rabattons donc sur le minibus. Nous visitons deux bodegas : Une industrielle et une familiale. J’avoue que je suis fatiguée et que les termes techniques viticoles en espagnol, je décroche un peu, pour ne pas dire complètement et m’amuse à regarder ce qu’il y a écrit sur les tonneaux dans lesquels reposent les vins : A ma grande surprise… « Château Machin Chose, Bourgogne, France » etc., etc…  Bah oui, on a beau dire, en matière de vin, personne ne nous battra ! Heureusement qu’il y a les dégustations à la fin. Le premier, un vin blanc très fruité reste le meilleur. Après nous n’avons que des vins rouges que j’aime moins mais bon. Pour finir, nous visitons une fabrique d’huile d’olive et encore une fois, n’attendons que de pouvoir goûter les toasts à la tapenade ou aux tomates séchées (les vilains garnements !!!) qui me rappellent le sud de la France.

            Nous avions un peu peur de ne pas rentrer à temps pour prendre notre bus qui devait nous ramener à Córdoba et qui partait de la gare routière de Mendoza à 21h. Sachant que la veille, nous étions rentrés avec 1h30 de retard… Mais là, heureusement, tout se passe bien et après avoir avalé un pancho (sorte de hot dog très bon) en vitesse, nous prenons la direction de la terminal de omníbus qui part comme d’habitude avec une demi-heure de retard ! A l’aller, nous étions tous ensemble ; là, nous sommes un peu dispatchés aux quatre coins du bus. Certains sont en haut, d’autres en bas. Je m’en fiche un peu car je compte dormir. Après un peu de lecture, j’accompagne Mathilde aux toilettes (oui, tout le monde sait que les filles ne vont jamais aux toilettes toutes seules, c’est célèbre comme stéréotype !)… A l’aller, j’avais eu quelques soucis pour sortir des toilettes car la porte est très difficile à ouvrir, j’ai donc pris les devants cette fois et donné un bon coup de pied dedans avec ma délicatesse habituelle et je l’ai envoyé dans le nez d’un des conducteurs qui se trouvait, malheureusement pour lui, au mauvais endroit, au mauvais moment et qui, au lieu de m’engueuler, m’invite dans leur cabine avec Mathilde. Ils nous offrent des cigarettes et du mate (bon rassurez-vous, je ne fume pas !). Nous discutons un moment de tout et de rien puis remontons nous assoir à notre place pour dormir. Je me réveille en pleine nuit frigorifiée, la clim tourne à fond et comme vous le savez, je n’ai pas pris ma polaire… j’ai presque envie d’aller demander aux conducteurs de la baisser un peu mais plusieurs raisons font que je reste à ma place : Je n’ai pas envie de faire ma chieuse ; je ne veux pas réveiller Rubem à côté de moi qui a l’air de dormir profondément et je n’ai pas envie de me faire inviter de nouveau à rester avec les conducteurs parce que même s’ils sont sympas, toute seule, ça ne me dit pas trop. Je reste donc sagement assise et me couvre de tous les vêtements que je trouve dans mon sac. A la fin, je ressemble à un clown débraillé mais bon, tant pis. Je me concentre sur quelque chose pour me rendormir. Le matin, nous retrouvons notre maison et passons la journée à nous reposer pour réattaquer les cours ou le travail le lendemain.

 

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